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Biennale d'Issy

Biennale d’Issy : Chimères artistiques, figurer le cosmos

Du 15 septembre au 7 novembre 2021

Si au sens mythologique les chimères sont des créatures hybrides et fantastiques, elles évoquent aussi les projets séduisants mais irréalisables de l’être humain qui s’efforce de discerner l’invisible, de conquérir l’univers,
voire de dompter l’infini. S’emparant avec inventivité d’une même thématique avec les médias traditionnels – photographie, peinture, dessin, céramique, sculpture – ou le potentiel créatif offert par l’art numérique et la vidéo, les artistes contemporains portent un regard grave et sensible sur le monde.

Avec lucidité ou férocité, parfois même avec une note d’humour, ils nous livrent leurs représentations des chimères ou de l’au-delà et leurs visions, réelles ou fantasmées, de la nature humaine en proie à l’inconnu. Les uns portent un message, d’autres s’arrêtent sur la beauté de l’univers, tous s’accordent à illustrer le mystère d’être au monde.

Ainsi, vous pourrez contempler des oeuvres de Robert Combas, Richard Texier, Françoise Niay, Renaud Auguste-Dormeuil… Retrouvez également la Biennale en « off » à la Médiathèque Centre-Ville, et à l’Ecole de Formation des Barreaux avec des meubles peints par Robert Combas. Sur la place de l’Hôtel de Ville, vous pourrez vous arrêter devant l’installation lumineuse de Florence Tassan Toffola et Hugo Verlinde, représentant Icare fuyant le labyrinthe oppressant, et rêvant du Ciel, sous la forme d’un totem orné d’une figure ailée.


L'Annee terrible

« L’ANNÉE TERRIBLE 1870-1871, REGARDS CROISÉS »

Du 26 mai au 14 Août 2021

Deux événements majeurs se sont inscrits entre l’été 1870 et l’été 1871 : la guerre contre la Prusse de septembre 1870 à janvier 1871, puis la Commune de mars à mai 1871. Paris subit deux sièges successifs et une place de tout premier plan revint au Fort d’Issy, qui commandait la partie la plus faible de l’enceinte de la capitale.

L’exposition privilégie la réinsertion de ces temps forts de l’histoire isséenne dans le contexte de l’époque, à travers la peinture, les arts graphiques et la sculpture. Elle permet ainsi de constater que si la Commune est devenue le fait marquant de l’année 1870-71, elle s’est longtemps effacée derrière la guerre franco-prussienne dont elle est une conséquence directe. Les deux événements présentent d’évidents points communs, dont le moindre n’est pas leur échec final. Pour l’artiste se pose alors une question : comment représenter l’issue malheureuse d’un conflit ? Si chacun a répondu avec ses émotions et ses engagements, chaque événement a aussi donné naissance à ses propres images.


Expo Joker

Le Joker, un fou au pays des cartes

Du 19 mai au 14 août 2021

Vagabond, bouffon ou personnage diabolique, artiste de cirque ou bête sauvage, tricheur, comédien, séducteur et rebelle, le Joker a mille et un visages que le Musée Français de la Carte à Jouer vous propose de découvrir dans sa nouvelle exposition.

Surprises dans les galeries d’exposition permanente du musée, le Joker fait des apparitions. Cette figure hors-norme qui, du Fou des tarots au « super-vilain » des comics américains, en passant par les jeux de cartes, s’est imposée comme une icône culturelle de notre société, est en effet fascinante. Un capuchon garni de grandes oreilles d’âne et de grelots, un habit le plus souvent bicolore et une marotte, sont les attributs qui l’identifient immédiatement entre toutes les cartes. A partir du milieu du XIXe siècle, les éditeurs de jeux vont rivaliser d’inventivité pour offrir leur propre version, en s’inspirant du Fou des tarots, du Nain jaune ou de la figure du bouffon que la littérature, à commencer par Victor Hugo, remet à l’honneur. Les artistes s’interrogent sur son identité ambigüe, facétieuse, voire inquiétante.

Outre une importante sélection de jokers, issus notamment de la collection de Pierre Serna, professeur d’histoire de la Révolution française et de l’Empire à l’Université Paris I – Panthéon-Sorbonne, l’exposition présentera un choix d’œuvres diverses, de Sarah Bernhardt, Salvador Dali, Antoine Roegiers et quelques autres. Elle sera accompagnée d’une journée d’étude et d’un spectacle de Marie-Anne Favreau, Le fou sur la colline aux cartes, le lundi 21 juin, dans le cadre de la Fête de la musique ; d’une conférence de Pierre Serna, le jeudi 24 juin ; et d’animations ludiques tout au long du festival Ludissyme, les samedi 3 et dimanche 4 juillet !

A l’occasion de cette exposition, un catalogue richement illustré, avec les contributions de Pierre Serna, Isabelle Paresys (Université de Lille), Laurence  Danguy (Université de Genève), Jude Talbot (Université de Caen), Yan Graaf (DC Comics), Charlotte Guinois et Gwenael Beuchet (Musée français de la carte à jouer) sera également édité.


Chaomose : les artistes des Arches investissent le Musée

Du 19 septembre au 30 octobre 2020

L’exposition met en scène des dynamiques où interviennent l’ordre et le désordre, l’osmose et le chaos, la convergence et la divergence, c’est-à-dire des notions réputées contraires, mais en réalité complémentaires. Au moyen de techniques diverses, les artistes des Arches sont invités à créer des pièces qui détonnent avec leur pratique globale, en affichant une forme d’effervescence, ou en rompant avec les codes traditionnels de l’exposition.

Infos ICI.


Albert Dubout

Albert Dubout dessine les Français

Du 17 juin au 18 octobre 2020

Albert Dubout, avec ses cinquante ans de carrière, a marqué plusieurs générations. Il est souvent reconnu par son couple à la Dubout avec le petit mari accompagné de sa plantureuse épouse, les affiches des films de Marcel Pagnol, ou encore les fameux Chats. Depuis son décès, 250 expositions lui ont été consacrées.

Celle présentée dans notre Musée est le fruit d’une sélection d’une quarantaine de dessins, offrant un panorama de son œuvre des années 30 aux années 60, mêlant les couples, les chats, et bien sûr Pagnol et la Partie de cartes. Avec en fil rouge, ces multiples portraits de Français de tous âges, de toutes conditions, souvent caricaturés, et un plaisir évident de les croquer !

Dessinateur de presse, il a travaillé pour 250 journaux en France et à l’étranger touchant près de 5 milliards de lecteurs (la moitié de ses dessins paraitront en couverture).

Il illustra aussi 67 ouvrages classiques dont Villon, Molière, Voltaire, Rostand, Pagnol et publia 140 albums édités dans le monde entier. Il fut également peintre avec 77 huiles sur toile qui ont été exposées en France (Centre Georges Pompidou, BnF François Mitterrand) et à l’étranger (Japon/Allemagne/Suisse/Canada…).

N’oublions pas le Dubout affichiste avec 86 affiches dont une grande partie pour les films de Marcel Pagnol. Il réalisa 3 dessins animés, 2 films pour le cinéma, des campagnes publicitaires, des décors de théâtre, des vitrines animées pour les Galeries Lafayette.